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MERCREDI 23 SEPTEMBRE 2026141
Senior·Closer
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Bien-vivre·Article 1 sur 4

Vous avez 65 ans ou plus ? La campagne de vaccination contre la grippe s'ouvrira le 13 octobre, et la DGS vous recommande deux vaccins renforcés

Le 13 octobre, la campagne grippe s'ouvre en même temps que celle contre le Covid. Pour ceux qui ont dépassé soixante-cinq ans, la DGS recommande désormais des formules renforcées — et le choix du vaccin mérite une vraie conversation avec le pharmacien ou le médecin.

MERCREDI 23 SEPTEMBRE 2026·Par Fabrice Crozier

Un comptoir de pharmacie en bois sombre, deux boîtes de vaccins posées côte à côte sous la lumière oblique d'une fin de matinée d'automne, une main de femme âgée qui en saisit une sans qu'on voie son visage.
Illustration générée par notre rédaction.

On glisse le bon dans son sac, on tend le bras, et l'affaire est réglée en cinq minutes. Ce réflexe est bon. Mais cette année, il mérite d'être précédé d'une question : quel vaccin, exactement ? Parce qu'à partir de soixante-cinq ans, la Direction générale de la santé ne recommande plus n'importe quelle formule — et les pharmacies ne proposent pas toujours spontanément la bonne.

Le 13 octobre, deux campagnes en même temps

La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière s'ouvrira le 13 octobre 2025, coïncidant cette année avec le lancement de la campagne de rappel contre le Covid-19. La simultanéité n'est pas un hasard : les autorités sanitaires cherchent à simplifier le passage à l'acte, en évitant deux déplacements distincts. Les deux injections peuvent être réalisées le même jour, dans le même bras ou dans des bras différents — la tolérance est documentée, la co-administration est validée par les agences européennes et françaises.

Le bon de prise en charge, envoyé par l'Assurance maladie aux assurés concernés, couvre le vaccin grippe. Il arrive généralement en boîte aux lettres dans les jours précédant l'ouverture de la campagne. Si vous ne l'avez pas reçu et que vous avez plus de soixante-cinq ans, une affection longue durée ou un entourage à risque, votre médecin ou votre pharmacien peut vous orienter.

Cinq vaccins disponibles, mais deux formules recommandées

C'est là que la nuance entre. Le marché français propose plusieurs vaccins antigrippaux, mais ils ne sont pas équivalents pour tous les profils. Pour les personnes de soixante-cinq ans et plus, la DGS recommande en priorité deux types de formules : les vaccins à haute dose et les vaccins adjuvantés. Ces deux approches répondent au même constat immunologique : avec l'âge, la réponse immunitaire aux vaccins standards s'émousse. Une dose antigénique plus élevée, ou l'ajout d'un adjuvant qui stimule la réaction du système immunitaire, permet de compenser partiellement ce phénomène.

Les études comparatives — notamment celles conduites aux États-Unis, où ces formules renforcées sont utilisées depuis plus d'une décennie — montrent une efficacité supérieure contre les hospitalisations liées à la grippe chez les adultes de plus de soixante-cinq ans. L'écart n'est pas spectaculaire en valeur absolue, mais il est cohérent et répété d'une saison à l'autre.

Le vaccin standard quadrivalent reste disponible et remboursé. Il n'est pas inutile — il protège. Mais si vous avez le choix, et que vous avez passé soixante-cinq ans, les recommandations officielles penchent clairement vers les formules renforcées.

Une seule question à poser au comptoir

En pratique, la démarche est simple. Avant de tendre le bon, demandez : « Avez-vous un vaccin haute dose ou adjuvanté pour moi ? » Tous les points de vaccination — pharmacies, cabinets médicaux, infirmiers — ne disposent pas forcément du stock au premier jour de la campagne. Certains le commandent sur demande. Mieux vaut appeler la veille.

Si votre pharmacien vous propose un vaccin standard faute de stock, vous pouvez attendre quelques jours sans risque majeur — la campagne dure jusqu'en février, et les épidémies de grippe démarrent rarement avant novembre. Partir le premier jour n'est pas une obligation ; partir avec le bon vaccin, si.

La grippe, une maladie qu'on sous-estime encore

La grippe tue. En France, les estimations de Santé publique France font état de plusieurs milliers de décès attribuables chaque hiver, avec des pics qui dépassent les dix mille certaines saisons sévères. La très grande majorité de ces décès survient chez des personnes de plus de soixante-cinq ans, souvent fragilisées par une pathologie chronique préexistante. Ce n'est pas une statistique abstraite : c'est le contexte dans lequel la recommandation des vaccins renforcés prend tout son sens.

La grippe n'est pas un rhume aggravé. Elle provoque une fatigue profonde, des complications pulmonaires, des décompensations cardiaques. La convalescence peut durer deux à trois semaines, avec des séquelles sur la condition physique qui mettent parfois bien plus longtemps à se résorber. Se faire vacciner, c'est aussi préserver sa capacité à rester actif.

La vaccination antigrippale reste le geste de prévention le mieux documenté pour réduire les hospitalisations hivernales chez les adultes de plus de soixante-cinq ans.

Le Covid occupe encore une grande partie de l'attention médiatique en matière de vaccination automnale. C'est légitime. Mais la grippe, plus ancienne, plus banalisée, tue davantage certaines années. Les deux campagnes méritent la même attention — et le même passage à l'acte.

Source : Senioractu.com.

Article original : Lire la suite sur senioractu.com

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